Dégustations Bordeaux Primeurs 2022 Partie 2/2
Par Bruno Scavo. Il serait difficile de comparer le millésime 2022 à des millésimes passés. En effet, selon Jane Anson, il faut déjà remonter à 1893 pour trouver un millésime aussi précoce. Ensuite il faut trouver une suite de millésimes tels 2021 et 2022 avec une dichotomie aussi marquée. Car pour comprendre 2022 il ne […]
Par Bruno Scavo.
Il serait difficile de comparer le millésime 2022 à des millésimes passés.
En effet, selon Jane Anson, il faut déjà remonter à 1893 pour trouver un millésime aussi précoce. Ensuite il faut trouver une suite de millésimes tels 2021 et 2022 avec une dichotomie aussi marquée. Car pour comprendre 2022 il ne faut pas oublier son prédécesseur et le contraste dramatique qui les sépare. Dernièrement, il y a peu de comparaison à faire en terme de réactivité dont disposent les propriétés aujourd’hui.
Le millésime 2022 reste donc unique par ses caractéristiques de sécheresse, chaleur poussée jusqu’à déclencher des incendies, difficilement égalable en termes d’IPT et remarquable par les dérogations d’acidification et d’irrigation. A noter aussi la résilience de la vigne face à un bouleversement aussi drastique entre 2021 et tout son contraire en 2022. En somme, 2022 reste unique, mais aussi, n’ayons pas peur de le dire, exceptionnel !
Bordeaux a vu récemment des millésimes secs, tels 2020. Pourtant 2022 démarra d’entrée sous le signe de la sécheresse, effet dramatiquement accentué par le contraste avec le millésime précédant, quant à lui très humide. C’est sur les ruines de la difficile année 2021 avec ses réserves d’eau accumulées, que 2022 a pu se construire. Remarquable est le résultat, il n’expose aucun fruit cuit, ni végétal typique des stress hydrique, qui donnent des blocages de maturité. Les rendements sont certes restreints. Le fruit est éclatant, certes concentré avec parfois des tonalités herbales balsamiques ou mentholées, rien cependant ne pourrait faire penser à une stylistique d’année de grande carence en eau comme fut 2003.
L’année 2022, a connu la canicule génératrice parfois d’accidents tels les incendies. La nature est résiliente, tel que nous raconte Pierre- Olivier Clouet Directeur de Cheval Blanc, « les baies se sont protégées en épaississant leur pellicule, ce qui contrairement aux millésimes de grande canicule résulte en un subtil mélange de fruits noirs et rouges, entre cassis et cerise rouge, sans tomber dans le fruit noir confituré ». Cet éclat vibrant rime aussi avec une fraîcheur surprenante, comme si les acidités s’étaient aussi mieux préservées que dans d’autres millésimes de forte chaleur. Pour Philippe Bascaules de Château Margaux, il en résulte que le pH du grand vin fut de 3,61 bien en dessus des pH pointés du doigt en 2018.
A noter, la réactivité des producteurs dans la gestion de la vigne. Les cultures sous- couvert sont maintenant de mise partout dans le bordelais. Le fait de les rouler apporte de la fraicheur au sol ainsi qu’une humidité salvatrice au pied de vigne, qui peut générer des décalages de 10°C en température selon Marie-Laure Latorre, directrice du Château Jean Faure. Certains, tel Guy Alloncle au Château Grand Français utilise du kaolin et de la bentonite absolue afin de faire un écran solaire aux baies tout en évitant l’effeuillage côté soleil d’après-midi.
Pour Maxime Tach, œnologue qui travaille au laboratoire Oeno-Lab d’Hubert de Boüard « avec des baies petites et concentrées, au chai, il a fallu adapter les extractions et les élevages afin de ne pas rajouter du superflu à ce millésime de velours ». La texture du tanin reste un élément essentiel dans ce millésime afin de ne pas apporter un contraste trop musclé et austère par rapport à la chair pulpeuse du vin. La majorité des vins goûtés, avaient une qualité de tanin remarquable, juste ferme et granuleux, avec certains plus serrés certes. L’enrobage dû à la générosité aide à bien digérer cette mache, à condition que le bois ne soit pas trop luxueusement appuyé, ce qui fut le cas de certains vins. Les vins respectent aussi les stylistiques avec lesquelles les Châteaux nous ont habitués. Parfois le profil du millésime ajoute une suavité hédoniste, même dans les appellations et les typologies plus structurées, comme à Pauillac ou Saint-Estèphe.
En conclusion, 2022 semble avoir changé la face des Bordeaux, un peu comme 1982 à son époque. Bien que peu de comparaisons soient possibles tel exprimé dans l’introduction, son niveau de qualité globalement exceptionnel transcende toutes les épreuves qui l’ont défié : sécheresse, canicule, itinéraires technologiques viticoles ou de vinification. A travers les vins dégustés il en résulte une année de grande potentialité mais aussi un millésime qui séduit dès la dégustation en Primeurs.
Château Plain-Point : Bordeaux blanc sec – Sauvignon

Nez fin et ouvert, livrant fruit du verger, entre pêche et agrumes. Palais enrobé et frais, soutenu par l’acidité citronnée coupant dans une chair pulpeuse. Une touche d’amertume zestée arrive en finale, donnant du relief. 87/88
Château Chantegrive « Caroline » : Graves 60% Sauvignon 40% Sémillon

Finesse du nez, teinté de pêche, de miel. Bouche pulpeuse, fine, de bel équilibre entre la netteté aromatique et fraîcheur acidulée, le vin montre un caractère étiré, une finale sur les zestes de cédrat. Une réussite. 8/10 ans de garde 92/93
Château Laurence : Bordeaux blanc sec – Sauvignon

Un nez marqué par un boisé tendre, aux touches fumées et vanillés, il exhale aussi la fraicheur des agrumes, le citron, le cédrat. Bouche ample et nette, lisse et satinée. Le vin prend une ligne de droiture par son caractère zesté, le boisé marque encore la chair mais apporte en même temps du relief. 88/89
Château Cap de Faugères : Castillon Côtes de Bordeaux

Le fruit noir évoque le cassis, la cerise, dans un esprit franc. Palais net et soyeux, entre tanins granuleux et fruits noirs, aux teintes d’épices, la finale est longue. 5/6 ans à 10 ans plus 89+
Verdots « Grand Vin » de Bergerac

Le nez livre des fruits noirs intenses, le palais satiné, souple et net se montre plein mais serré par le tanin, ou se pose un boisé vanillé, ponctué d’épices. Long, nécessitant du temps 5/7 ans +10 ans 89/90
Château La Grande Clotte : Lussac Saint-Emilion

Le nez livre un concentré de fruits. La bouche ample, fraiche et satinée, se révèle souple et nette, enrobée par son fruit, tout en longueur. 8-10 ans 89+
Château La Grande Clotte -L’envolée : Lussac Saint-Emilion

Le nez exprime d’entrée le juteux des fruits, le palais s’ouvre sur une belle ampleur, de texture lisse imprimée de fraicheur. Les tanins sont fins, sapides, la finale garde le tempo frais. 91
Château Fayat : Pomerol

Le nez exprime le cassis, la mûre sur fond boisé doux. Palais satiné, lisse et fin, élégant par ses tannins fins aux caractère salin, il propose un très bel équilibre, épicé et long. 92+
Esprit de Clinet : Pomerol

Le nez livre de fruits noirs murs. La bouche déroule son soyeux satiné tout dans l’équilibre, enrobant des tanins fermes, serrés. Une finale longue, ponctuée de boisé tendre. 10/15 ans 93
Château Le Bon Pasteur: Pomerol

Nez luxueux, mêlant son fruit à la vanille, aux épices avec un caractère savoureux. De toucher lisse et frais, son élevage marqué par les épices se couple aux tanins fermes, le vin s’exprime tout en longueur, sapide, presque salin, avec de la mâche. 10ans à 15 ans + 88
Château Le Gay : Pomerol

Concentré, débordant de fruit épicé, teinté d’un léger fumé. Le palais satiné, lisse et ,;frais est tenu par la suavité, dans un esprit généreux et épicé. Tanins serrés, sapides au grain fin, le vin rebondit sur le fruit. 10/15 ans à 15/20 ans 93
Château Montviel : Pomerol

Le nez propose un fruit noir épice sur fond floral. Palais satiné, élégant et frais, ses tanins se montrent tendres, appuyés encore par le bois qui doit se fondre. 10 ans environ 91
Château Bonalgue : Pomerol

Entre fruit et fond torréfié. Palais de toucher suave, satiné, gardant la fraicheur, il offre un beau jus accroché aux tanins granuleux, appuyés par le bois. Long et serré, il nécessite du temps pour fondre son élevage dans la densité. 10 à 15 ans 90/91
Le Relais de la Dominique : Saint-Emilion

Le nez exprime les fruits noirs teintés d’épices. Le palais est soyeux, satiné et fin, d’une belle harmonie. Le fruit intense s’imprègne dans un toucher soyeux, souple, proposant un équilibre gourmand. 5/10 ans
Château Cap de Moulin : Saint-Emilion Grand Cru

Le nez offre l’intensité des fruits noirs, entre la mûre et le chocolat. Sa belle texture accueille un boisé exubérant, généreux, mais rattrapé par fraicheur du fruit. 8/10 ans à +15 ans 90/91
Château Ballestard la Tonnelle : Saint-Emilion Grand Cru

Le nez et la bouche se concorde sur le fruit net, typé Merlot. Au palais la fraicheur du fruit se pose dans la texture satiné, l’élevage est suave. Le velours des tanins s’encadre du juteux des fruits, qui rebondit en retro parsemé de tonalités boisées. 10 ans plus 91+
Château La Dominique : Saint-Emilion Grand Cru Classé

Concentré et fin, son palais soyeux se montre superbe d’élégance et par la fraicheur du fruit, accueillant des tannins de grain fin, sapide. Le boisé est joliment épicé, vanillé s’attardant sur la finale longue. Très bon. 93/94
Clos de Sarpe : Saint-Emilion Grand Cru Classé

Le nez s’offre tout en fruit, net, d’un beau boisé discret. En bouche l’acidité salivante se couple aux tanins fermes, joliment granuleux, rendant le vin un peu austère, mais les fruits noirs telles les cerises rebondissent juteux sur la finale salivante. 8 ans à 15 ans 91/92
Château Fleur Cardinale : Saint-Emilion Grand Cru Classé

Très beau fruit frais, pur et élégant teinté d’un boisé discret, le palais se montre juteux, suave aux tanins de taffetas, finale salivante et juteuse. 10/15 ans 94
Château Croix de Labrie : Saint Emilion Grand Cru Classé

Fraicheur et fruit préservé au nez, dans un esprit crémeux. Palais satiné, avec une trame fraiche, ou l’élevage se couple à la structure, rendant le tanin quelque par austère pour le moment. Un vin d’allonge, balsamique en retro- olfaction, qui mérite du temps 8/15 ans 89/90
Château Villemaurine : Saint-Emilion Grand Cru Classé

Un vin de belle matière enrobée, au fruit vanillé teinté de poivre exotique et touches florales. Le palais se montre suave et frais, aux tanins enrobés par l’alcool généreux, mais fondant dans un cœur velours au fruit doux s’attardant sur la finale longue. 10/20 ans 91/92
Château Fombrauge : Saint-Emilion Grand Cru Classé

Le nez propose l’intensité des fruits noirs épicés. Ample, dans la finesse et le soyeux, les tannins restent très fermes, mais grain fin, le toucher lisse et satiné s’imprime de fruit et de vanille. 10-15 ans 91+
Château Haut Condissas : Médoc

Juteux et charnu au fruit très précis frais et élégant, le palais se montre profond, sans austérité mais soutenu par de superbes tanins, soyeux et tout en longueur. 7/8 ans à 10/20 ans 93/94
Château Clément Pichon : Haut Médoc

Le nez offre des fruits noirs pulpeux, tels le cassis, teintés d’un léger épicé. Palais élégant et frais, sur le fruit, étiré presque à la manière d’un Margaux. Les tannins sont très enrobés, un vin qui exprime fraicheur, tout en longueur. 6/7 ans à 10/15 ans 92/93
Château Fonbadet : Pauillac

Une chair pulpeuse, avec une intégration parfaite du fruit et de l’acidité, tout en suavité, aux tanins fins épicés. En cœur de bouche il exprime le beau cabernet mur, tout en velours. 10/12 ans 94
Harmonie de Fonbadet : Pauillac

Charnu, il offre une impression de chair de cerise mûre toute en fraicheur. Les tanins sont très fins, enrobés, le palais propose une harmonie des fruits tissés dans la texture dense, enveloppante, la part de merlot donne de la suavité. 8/10 ans à 15 ans 92/93
Pauillac de Peyronie : Pauillac

Juteux par ses fruits, un vin aux tanins fermes, mais gardant un caractère souple et frais, harmonieux et salivant. 89/90
Château Lascombes – 2 ème Cru classé : Margaux

Concentré, le nez offre cerise, prune. Dense et velouté, il reste frais, de toucher subtil, entre fruits murs et boisé fin, vanillé, épicé se posant sur des tanins salivants. Complet et très Margaux. 10/12 ans à 20 ans plus. 95+
Château Marquis de Terme – 3 ème Cru classé : Margaux

Élégance de Margaux, dans un vin sapide et salivant, grâce à l’acidité qui l’étire. Le tanin se révèle superbe, un vin long, ferme et frais. 10/12 ans à 15/20 ans + 94+
Château Louvière : Pessac Léognan

Elégante chair fruit frais arborée d’entrée au nez, le vin s’articule sur des tanins fermes, salivant et fin, tout en longueur 10/20 ans 91/92
Blanc de Fontenil : Vin de France

Note grillée, et pralin. Longueur et fraicheur, boisé marqué et crémeux. Mur, harmonieux, avec ce style Bordeaux marqué, élégance des tans finale zestée, cédrat. 89/91
Château Carbonieux : Pessac Léognan blanc

Intensité du fruit qui se révèle d’expression mure, évoque la pêche, les agrumes, le miel. Le palais est est soyeux mais garde une trame fraîche et ferme au caractère zesté. un vin harmonieux, long, avec un boisé très intégré à la la structure. Plaisant, il devrait bien évolué sur 10 à 20 ans. 93 +
Primeurs à Lynch Bages
Château les Ormes de Pez : Saint Estèphe

Du fruit, bien que dans l’ensemble encore un peu austère, mais déjà plaisant. Palais soyeux et structuré par l’acidité qui apporte du juteux au fruit généreux. Le tanin reste ferme, serré, mais de grain fin parsemé par les épices du bois, la rétro-olfaction reste encore marquée par l’élevage. 10/12 ans 91+
« Verso » 2 ème Vin de Haut-Batailly : Pauillac

Du fruit, entre pulpe de cerises, cassis, et mûre. Palais satinée, souple, élégant, son fruit gourmand se teint d’épices, dans un esprit généreux qui enrobe le tanin granuleux. Rétro longue et fine. 5/10 ans 88/89
Château Haut Batailley – 5 ème Cru classé : Pauillac

Un réel concentré de fruit, entre mûre et cassis entrelacé d’épices, dans un esprit mur aux tonalités boisées. Bouche satinée, fraiche par son acidité juteuse qui évoque l’acidulé du cassis, les tanins fins tapissant le palais tout en longueur. 12/15 ans 92+
« Écho » de Lynch Bages : Pauillac

Le fruit évoque le cassis, la cerise, sur fond floral. Palais soyeux, de toucher satiné et frais. La texture digère le tanin ferme, croquant par son grain. La longueur se prolonge sur le fruit avec l’empreinte du bois bien intégrée. 8/10 ans à 15 ans+ 90
Château Lynch Bages: Pauillac

De fruit profond, suave, exprimant cassis et cerises noires, il déroule son palais mur sur un volume ample, généreux, voluptueux, typé Pauillac par sa touche graphite mêlée au fruit intense. De la puissance dans le tanin serré, mais harmonieux, car tissé dans la texture séveuse, la retro- olfaction rebondit sur le fruit. 15 ans à 30 ans 95
Blanc de Lynch Bages : Bordeaux blanc sec

Entre le fruit intense du Sauvignon Blanc et teintes musquée, il exprime citron, cédrat, aux touches de miel, vanille, épices. Palais, frais et net, fin par son esprit droit sans austérité, la structure du bois s’entremêle avec l’esprit zesté. 4/5 ans à 10 ans plus
Union Grand Crus de Bordeaux
Château Beauregard : Pomerol

Cassis, cerise s’entrelacent de floral, avec quelques touches de réglisse, ou le boisé se montre discret. Palais élégant, fin, soyeux, et frais entre cerise et cassis. Serré mais de tanins au grain élégant, entre sapidité et structure salivante, généreux, avec beaucoup de finesse du fruit, tout en longueur. 8/12 ans à 15/20 ans plus 93+
Château le Bon Pasteur : Pomerol

Nez luxueux aux senteurs de vanille et épices. Sapide, savoureux, son élevage marqué par les épices s’entrelace d’un esprit salin, ou s’insèrent des tanins fermes, à l’empreinte boisée. Long, avec de la mâche. 10ans à 15 ans + 91
Château la Cabane : Pomerol

Fruits et épices douces sont ponctués d’une touche herbale et de réglisse. Palais de toucher très élégant et fin, de trame fraîche et sapide, où se tisse un tanin ferme, la retro- olfaction oscille entre entre fruit et épices, sur fond balsamique. Très bon. 10/12 ans à 15/20 ans 92
Château Clinet : Pomerol

Maturité du fruit évoquant la cerise, réglisse, avec une boisé grillé tendre. Le palais montre une élégance fine et fraiche, dans un esprit aérien, entre fruit et floral, fraicheur et sapidité. Les tanins serrés tendent leur veine jusqu’ à la longue finale, un vin excellent ; 10/15 ans à 20/30 ans 97+
Château La Croix de Gay : Pomerol

Le fruit exprime la cerise. Le palais se déroule soyeux et suave, net, dans l’élégance du fruit entre tendresse et superbe tanin salivant, granuleux, tout en longueur. 10 ans à 15-20 ans
Château Gazin: Pomerol

La cerise se livre sur fond floral de violette. Palais fin et soyeux de texture de bouche ample, enveloppée de cassis, et cerise. Les tanins enrobés se couplent à la fraicheur, la finale salivante rebondit sur un fruit charnu, évoquant la chair de cerise mure. 10/12 ans 15/20 ans 92+
Château Petit Village: Pomerol

Nez crémeux, complexe par ses épices douces se mêlant au cassis, à la cerise sur fond boisé fin. Bouche souple digeste et étirée, d’une fraicheur élégante, les tannins fins s’entrelacent de fruit, se prolongeant sur la retro fraiche ponctuée d’épices. Très bon 10/15 ans à +20 ans 95
Château La Pointe: Pomerol

Le nez expose un joli fruit net, telle la cerise. Le palais se déroule lisse et frais, délicat avec des tanins fermes sapides, granuleux, mais pas puissants, la retro- olfaction est fraîche, salivante sur la cerise. 90+
Château Rouget: Pomerol

Le nez exhibe cassis et cerise. Le palais élégant et suave satiné et net, se structure par des tanins fermes de grain fin, épicé, tout en fraicheur, tranchant dans l’amplitude et la texture satinée. 8/10 ans +15/20 ans
Château Clarke : Listrac-Médoc

Le fruit torréfié s’insère dans un ensemble classique. Bouche charnue par la rondeur de la chair, la cerise se mêle au boisé vanillé, épicé, la structure est ferme et serrée pour déboucher sur une longue finale. 10/12 ans à +20 88/89
Château Fourcas Hostens : Listrac-Médoc

Sous un voile torréfié, le nez révèle la chair pulpeuse du fruit. Le palais est sérieux par la structure fraîche entre l’acidité élevée et les tanins fermes en prise de bois, légèrement strictes encore et épicés. La finale est vanillée, un vin qui nécessite du temps. 10 ans à 15 ans plus 89+
Château Maucaillou : Moulis en Médoc

Le torréfié de l’élevage domine à ce stade, avec des notes de café, de vanille. Bouche ample et fine, lisse et fraîche, de texture soyeuse. Le bois marque les arômes et la structure des tanins serrés d’aspect sérieux mais la finale est sapide. 10-12 ans, 15 à 20 ans+
Château Chasse- Spleen : Moulis en Médoc

Le fruit est frais et net. Palais délicat et satiné, enrobé par la douceur du toucher, par sa générosité imprégnée de fruit juteux, quelque peu en retrait. La structure est encore serrée entre l’acidité élevée et le tanin, à la fois celui du fruit et du fût. 10/12 ans à 15/20+ 91+
Château Poujeaux : Moulis en Médoc

Nez discret, bouche lisse de grande finesse et chair soyeuse imprégnée de la suavité des fruits. Net, racé, d’acidité élevée son boisé épicé se fond dans la générosité, le tanin reste sérieux, mais les fruits rebondissent sur la rétro- olfaction. 10/15 ans 20/25 + 92+
Château Beaumont : Haut Médoc

Nez très frais, livrant fruits rouges. Le palais s’offre dans un esprit souple, au toucher frais et doté d’une profondeur du fruit. Généreux mais de tanin ferme, sérieux, restant gourmand à la fois par finale juteuse 8/10 ans à 15 ans +
Château Belgrave : Haut Médoc

Le nez exprime le fruit noir, tel le cassis, aux teintes florales et de réglisse. La bouche satinée imprime le fruit dans sa pulpe, évoquant la chair de cerise. Le vin se montre juteux par son acidité élevée, couplée néanmoins à des tanins serrés, mais séveux. La finale relativement stricte rebondit sur du fruit en rétro. 10/12 ans à 15/20 ans 88/89
Château de Camensac : Haut Médoc

Nez de grande fraîcheur, livrant fruits épices aux touches herbales. Belle texture, souple, tenue par des tanins fermes et serrés. Long, sa finale est quelque peu stricte et mérite du temps, pour adoucir son austérité. 8/10 ans à 15/20 ans 89+
Château Cantemerle : Haut Médoc

Nez délicat au fruit rouge charnu, harmonieux, le palais se montre à la fois dense et suave, tenu par des tanins fins, épicés par l’empreinte de l’élevage. Une matière fraîche et soyeuse adouci par la pointe vanillée qui s’attarde sur la longue finale. Très bon. 10 ans 94.
Château Citran : Haut Médoc

Charmeur déjà par son fruit noir mûr, teinté par l’élevage épicé- vanillé, le palais se dessine dense, généreux aux tanins fermes de beau grain et une trame fraiche qui se prolonge sur la finale. 10 ans plus 91
Château la Lagune : Haut Médoc

Le nez est encore marqué par l’élevage, il accompagne son fruit doux de vanille et d’épices. Le palais souple et délicat déroule une chair de fruits pulpeuses, teintée d’épices et généreuse, la finale apporte densité, la rétro- olfaction rebondit sur les fruits, le épices. Un vin à la fois fin et ferme. 15 ans à 20/30 93
Château La Tour Carnet : Haut Médoc

Nez de cassis mur, teinté de vanille et d’épices. Palais suave, très velours, ou le fruit expressif évoquant le cassis se mêle aux épices, telle la vanille. La chair est contrebalancée par l’acidité et le tanin encore stricte, mais pas rustique rétro- olfaction sur le fruit et les épices. 10/12 ans à 15/25 ans +92
Château D’Angludet : Margaux

Le nez offre un fruit discret. Le palais délicat et frais, de texture fine, satinée apporte un fruit mûr et séveux : mûre, cassis, teintés de floral. Tanins fins, enrobés par la générosité de l’alcool, toucher épicée vanille, la finale est longue sur le fruit épicé. 8/12 ans à 15/25 93
Château, Cantenac Brown : Margaux

Le nez propose un fruit franc, tel le cassis, la myrtille surmonté d’une touche vanillée, épicée. Bouche délicate, de jolie chair satinée le vin se montre généreux, dense, de tanin de grain fin et finale sur le fruit, avec beaucoup de pureté, un superbe fruit. 10/12 ans à 15/25 94/95
Château Dauzac : Margaux

Nez marqué par l’élevage, entre vanille, épices au fruit un peu en retrait. Palais tendre et frais au joli fruit acidulé dans un ensemble généreux, souligné par la structure du bois et le tanin ferme. Finale entre austérité et fraîcheur. 90/91
Château Desmirail : Margaux

Du fruit mûr entre cassis et cerise, enrobé de vanille avec une légère touche de sucrosité, une note de café. Bouche fraîche, délicate dès l’entrée par sa chair parfumée de cerise, de floral. Boisé intégré, discret, un toucher superbe qui enrobe la générosité. Austérité de la structure en finale par son tanin boisé, ferme. 10/12 ans à 15/20 ans 92/93
Château Giscours : Margaux

Très net, entre floral et fruits, délicat, livrant cassis et cerises fraîches. Bouche satinée, soyeuse, de toucher aérien, au fruit suave et étiré par l’acidité fine. Les tanins sont enrobés. Superbe finale longue entre fruits et tension. 10/15 – 20/30 ans 95/96
Château Kirwan : Margaux

Profondeur de fruits ou la framboise, le cassis se mêlent aux teintes florales. Toucher suave, soyeux entre structure et pulpe de fruits mûrs : la cerise, la framboise. Tanins élevés, très fins marqués par un élevage discret, avec une touche de vanille. Rétro sur le fruit, dense, tout en profondeur.15 ans à 20/30 ans 95
Château Labégorce : Margaux

Nez concentré de fruit, entre cassis et cerise, avec une touche vanillée. Bouche crémeuse, suave et nette par sa générosité qui enrobé les tanins fermes, entre bois et fruit. Long, sérieux et structuré, tout en profondeur. 12/15 – 20/25 ans 91/92
Château Lascombes : Margaux

Nez torréfié, entre vanille et cassis. Texture veloutée, de cœur charnue, suave, où se mêle la fraîcheur du fruit avec une touche généreuse en finale. Entre épices et vanille, son tanin ferme, musclé, danse, structure le vin dans le velours. 15ans+ à 25/30 ans 94/95
Château Marquis de Terme : Margaux

Nez de fruit profond, un palais structuré, tout en étant fin et satinée, rebondissant de fruits frais, tel le cassis, la cerise, framboise, avec une touche épicée, de vanille. Etiré par son tanin serré, du boisé revient en rétro, sur le fruit sapide 10/15 ans à 25/30 ans 93/94
Château Montbrison : Margaux

Délicatement étiré dans sa chair suave aux tanins sérieux, serrés, et la sucrosité du fruit rehaussé par la vanille. Longueur fraîche, harmonieuse du fruit, de la suavité. 10/2 ans à 20/30 93+
Château Prieuré Lichine : Margaux

Nez concentré de fruits mûrs, cerises, cassis, framboise. Palais satiné, ou le velouté de la chair du fruit apporte une profondeur structurée par des tanins étirés. Un ensemble délicat entre mâche serrée et fruit juteux en rétro. Très bon. 10/15 ans à 20/30 ans 94
Château Rauzan-Gassies : Margaux

Concentré de fruits se mêlant à l’élevage de facture vanillée, mentholée. Palais satiné, le toucher de velours offre densité et profondeur de fruits pour digérer le tanin puissant mais de grain fin, la rétro se déroule sur la cerise, le cassis très intense, tout en velours. 15 ans à 25/30 ans 95/96
Château Siran : Margaux

Le nez livre vanille, cassis, épices balsamiques, cerises mûres. Palais aérien, de toucher fin et frais, un vin harmonieux, souple et généreux. Sans chaleur, son élevage intégré propose épices, vanille. Finale longue au tanin serré, très bon. 93/94
Château du Tertre : Margaux

Un nez charmeur entre cerises, cassis et teintes florale. Palais charnu et velouté, tout en dentelle, le Cabernet franc amène finesse, fruits mûrs, fraîcheur. De tanin fin, un vin long et frais, complet et très dense sur le fruit harmonieux. 12/15 ans à 20/30 ans 95
Château Lagrange : Saint Julien

Le nez livre fruits noirs, prunes, réglisse, avec un fond d’élevage mentholé. Palais soyeux et satiné, structuré, de grande fraîcheur. L’élevage marque un peu le fruit. Tanins structurés, serrés, retro sur le fruit, salivante, un vin frais et ferme à la fois. 12/15 ans à 25/30 ans 93/94
Château Langoa-Barton : Saint Julien

Entre cerise suave et cassis, framboise, le boisé fin tirant vers la réglisse, apporte des épices. Palais satinée et frais au fruit pulpeux qui évoque la chair de cerise avec de l’élégance et rigueur en finale par son tanin serré, ferme. Long. 10/12 ans à 20-25 ans 93+
Château Léoville Barton : Saint Julien

Le fruit noir entre cerise, cassis et épices se montrent encore sur la retenue dans un ensemble mûr et frais. Palais net et délicat, lisse, satiné, de structure très ferme, entre rigueur, fruits, et boisé épicé. Tanin ferme, de grain fin intégré dans le toucher, un vin sapide, long et frais. 10/20 ans à 30 ans plus 96+
Château Léoville Poyferré : Saint Julien

Nez suave, livrant cassis, cerises, mûres, au boisé discret. Palais soyeux, souple, net, ample et satiné, dense au niveau des tanins et de finale longue. Retour sur le fruit, le bois par des touches mentholées,
droit et ferme. 15 ans + à 20/30 ans
Château Saint-Pierre : Saint Julien

Un concentré de fruits, entre la purée de cassis, cerises, vanille, réglisse. Palais satiné, souple, lisse et net, plus enveloppé digérant le tanin ferme, serré. Retro sur le cassis, la vanille. Mérite du temps, typé Saint Julien. 12/15 ans à 20/25 ans plus 90/91
Château Batailley : Pauillac

Le nez concentré livre épices, vanille, fruits noirs murs aux touches réglissées. Palais satiné, de belle texture souple et d’acidité élevée, son fruit juteux, entre cassis, cerises, myrtilles se teinte d’épices dans un esprit généreux et frais à la fois, au tanin serré, en prise de bois. 15 ans à 20/30 ans 92+
Château Clerc Milon : Pauillac

Nez de cassis, frais. Palais enrobé et suave offrant une expression du bois vanillé, épicé, il amène densité et fermeté. Un vin encore strict, mais sapide et structuré. 10/15 ans plus à 25 ans, 90/91
Château Croizet-Bages : Pauillac

Nez sur la retenue. La bouche satinée, lisse et souple se laisse guidée par le fruité, entre cassis et cerises. Tannins fermes, encore un peu austères, accompagnés d’une touche herbale. Finale stricte, en prise de bois, de ressenti généreux par les épices. 10 ans plus 89+
Château d’Armailhac : Pauillac

Nez de facture très épicée, marqué par le boisé qui évoque la réglisse, aux fruits en retrait. Bouche suave et satinée, livrant fruits mûrs, vanille, épices, sur un volume généreux ou s’insère un tanin ferme, de grain fin, stylé Pauillac. Mûr, séveux, plus expressif en bouche. 12/15 ans à 20/30 ans 91/92
Château Duhart-Milon : Pauillac

Le nez livre cassis et prune. La bouche fine et nette se teinte de fruits noirs, épices et café. Le tanin se montre un peu sévère par l’apport du bois épicé, raffermissant l’ensemble. Encore serré, le fruit reste en retrait. 15/20 ans 89/90
Château Grand Puy Ducasse : Pauillac

Fruit noir et rouge au nez. Palais soyeux, satinée, suave, teinté de vanille, d’épices, encadré par une structure typée Pauillac, généreux, de finale longue. Tanins serrés, ferme, très classique, 10/12 ans à plus de 20 ans 91/92.
Château Lynch- Moussas : Pauillac

Le nez propose fruits noirs, café, épices. De toucher suave et velouté, entre fruits et douceur du bois, exprimé par la note de vanille. Dans la densité, mais encore en prise de bois, rétro- olfaction sur le fruit boisé. 10/12 ans à plus de 20/30 ans, 90/91
Château Pichon Baron : Pauillac

Nez concentré, très mûr, entre cassis, cerise, sur fond de torréfaction, exprimant le café, avec un boisé subtile. Palais souple, pulpeux par son fruit satinée, mur et généreux, structuré par l’acidité et le tanin ferme, de grain fin. Finale longue, rétro-olfaction sur le fruit généreux, 15 ans à 20/ 30 ans plus 95.
Château Pichon Comtesse : Pauillac

Le nez livre un fruit mûr, un condensé de cassis, cerises noires, sur un fond floral, au boisé discret. Palais suave et satiné, souple, net, de texture de velours empreinte de tanins tapissants, très Pauillac, un vin intense, long – 15 ans à 30 ans, 97/ 98.
Château Cos Labory : Saint Estèphe

Beaucoup de fruit, livrant cassis, cerises, une touche de vanille. Bouche très fraîche, assez sérieuse, par l’élevage et l’acidité. Juteux du cassis, cerises, bois discret sur la finale raffermie par les tanins serrés et frais. 10 ans à 15/20 ans 90/ 91
Château de Pez : Saint Estèphe

Le nez offre fruits rouges et noirs se tissent dans un ensemble élégant et soyeux. Satiné, avec un fruit juteux et des tanins fermes, serrés. Langue finale sur le fruit, le tanin de grain fin se fond avec le bois discret. 8/10 ans à 15/20 ans, 91/92
Château Phelan Ségur : Saint Estèphe

Concentré de fruits noirs, épices, dans un ensemble mûr. Texture de taffetas, suave et veloutée comme toujours chez Phelan Ségur. Le fruit se révèle intense, gourmand et mûr, l’acidité apporte le juteux ; les tanins sont serrés, mais caressants par leur grain. Longue rétro- olfaction sur le fruit. Du grand Phélan 12/15 ans à 20/ 30 ans, 95/96
Château Carbonnieux : Pessac Léognan rouge

Un concentré de fruits noirs épicés tels que la cerise, dans un ensemble bien typé. Palais délicat, étiré, très frais et net tout en gardant un caractère épicé et une fermeté au niveau des tanins. Charnu malgré une finale encore stricte. 10-15 ans à 20 ans plus 93/94
Domaine de Chevalier : Pessac Léognan blanc

Nez très fin, évoquant la fleur de tilleul, la pêche sur fond de miel et thé noir. Bouche ample riche et fine à la fois, nette ou le bois s’intégré en étirant le cœur riche vers une finale zestée et longue. 10/20 ans 94+
Domaine de Chevalier : Pessac Léognan rouge

Le nez exprime un fruit mûr typé, le palais est net et soyeux au fruit riche mais frais à la fois. Ses tanins fermes le resserrent vers la finale quelque part stricte, nécessitant du temps. 12/15 ans à 20/30 ans. 94+

