Babi, l’intime voyage des saveurs rue Mandar

Dans le 2ᵉ arrondissement de Paris, au 11 rue Mandar, un nouveau lieu met les sens en éveil. Babi Restaurant, ouvert début août, s’impose comme une adresse confidentielle et vibrante où la gastronomie rencontre le vin dans un dialogue sincère.

Dix places seulement au comptoir, une trentaine en salle : ici, l’expérience se vit comme une rencontre, à taille humaine.

Une aventure d’amitié et de passion

Derrière Babi, deux complices : Jérémie Taché et Néo Guerin, qui ont affûté leur savoir-faire dans les maisons
de Shabour et Tékés. L’un en salle, l’autre en cuisine, ils ont choisi de ne pas se limiter à un rôle classique de
bistrot ou de table étoilée. Leur ambition ? Proposer une gastronomie accessible mais audacieuse, toujours en
mouvement, et pensée pour le soir uniquement.

Une carte resserrée, des assiettes comme carnets de voyage

La cuisine de Néo se raconte comme une odyssée culinaire, entre souvenirs et découvertes. Chaque plat est
construit autour d’un produit phare et enrichi de saveurs d’ailleurs.

  • L’Artichaud ABC unit Provence et Sicile dans une assiette où barigoule, tartare d’olives, pecorino et câpres frites dialoguent avec une crème de tomates séchées.
  • Le Homard 51, tortellini au homard bleu de Bretagne, bisque au pastis et labneh citronné, ose une rencontre entre Méditerranée et Asie avec un fenouil façon kimchi.
  • Le Ceviche Olé Olé, grand succès de la maison, mêle maigre, courgettes, échalotes, passion et lattume, une rare semence de thon séchée venue de Sicile.
  • Le Pigeon in Vitro, farci de riz vinaigré aux algues, nappé d’une réduction de jus et d’une gastrique aux fruits rouges, réinvente l’esprit du gibier sucré-salé.

Autour de ces plats signatures gravitent d’autres propositions où végétal, poisson et viande s’équilibrent avec précision, dans une atmosphère conviviale de grandes tablées ou face à la cuisine ouverte.

Le vin, cœur battant de la maison

Chez Babi, le vin n’est pas un simple accompagnement : il est un langage à part entière. La carte, élaborée par
Jérémie, jongle entre terroirs français et vignobles étrangers. On y retrouve des indépendants, des étoiles
montantes comme des noms installés, tous choisis pour leur authenticité.

Trois coups de cœur illustrent cette philosophie :

  • le Keush, une bulle d’Arménie vive et singulière,
  • le Colomé Torrontés 2024, blanc argentin des hauteurs de Salta, puissant et floral,
  • le Pinto Nahal Shualim 2022, rouge du désert du Negev, robuste et minéral.

Une dizaine de références sont disponibles au verre, favorisant la découverte, tandis que la sélection en bouteille
accompagne toutes les envies. Ici, l’accord mets-vins se fait sur mesure, sans dogme.

Un écrin pensé avec soin

Babi se vit aussi dans ses détails. Du sol en terre cuite au granit du comptoir, des verres Lehmann aux
céramiques de Carole Fraile, chaque élément a été façonné par des artisans, avec un goût marqué pour
l’authenticité et la matière brute. L’identité graphique, confiée à Laurane Perrot et Victor Bert, parachève cet
univers où rien n’est laissé au hasard.

Informations pratiques

11 rue Mandar, 75002 Paris
Ouvert du mardi au samedi, de 19h à minuit
@restaurant.babi

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