Vins & Gastronomie

Le Magazine Hédoniste

Tourisme International

Vins & Gastronomie

Le Magazine Hédoniste

Dans l’effervescence du Champagne Tasting

Le 24 mai 2025, la Maison de la Mutualité à Paris a accueilli la 8ᵉ édition de Champagne Tasting, événement signé Terre de Vins, devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs éclairés de bulles, mais aussi des professionnels.

Cette journée a réuni 44 maisons, vignerons et coopératives, offrant au public une sélection de 3 cuvées par chaque acteur de la profession présent. Ce format reste gustativement accessible pour le public particulier et permet un bon rythme aux professionnels. Chaque stand avait le libre choix de sa sélection ou figuraient en général un BSA, un Rosé/ Blanc de Blancs ou Blanc de Noir voir parfois une création récente et un millésimé ou bien une cuvée emblématique.

Parmi les noms présents figuraient à la fois des grandes marques champenoises telles que Bollinger, Dom Pérignon, Ruinart, Taittinger ou encore Veuve Clicquot mais aussi des vignerons comme Champagne Mademoiselle Marg’o, Champagne Franck Bonville, Lionel Girard&Fils, Champagne Lavinista, Champagne Marin by C&B. Aux côtés des vignerons il faut nommer aussi les Coopératives ou Maisons de Vignerons, certaines devenues de véritables brands aujourd’hui : Palmer, Jacquart, Castelnau, Chassenay D’Arce pour en nommer quelques-unes. Afin de mettre en valeur pleinement la richesse des terroirs et la diversité des styles de Champagne, il ne faut pas oublier les maisons plus confidentielles, certaines de type « boutique » dont le nom raisonne de plus en plus aujourd’hui : Champagne Lombard, Domaine Alexandre Bonnet ou Champagne Pennet- Chardonnet, voir Drappier.

L’événement ne se limitait pas à la dégustation. Des masterclasses animées par des experts ont permis aux visiteurs d’approfondir leurs connaissances en termes de styles, secrets des grandes maisons, ou encore exploration de vieux millésimes.

  • Champagne Lallier : « La collection Réflexion », une approche singulière du brut
  • Champagne Taittinger : Exploration des Champagne rosés de la maison
  • Champagne Henriot : Voyage à travers les millésimes, de nos jours à 1970
  • Champagne Bollinger : Découverte de « La Grande Année 2015 »
  • Champagne Dom Pérignon : Les secrets du Dom Pérignon Rosé

Un atelier pédagogique organisé par le Syndicat Général des Vignerons de la Champagne a également rencontré un vif succès. Entre tradition, savoir-faire et convivialité, Champagne Tasting 2025 a su confirmer sa place comme évènement vin classique de la capitale, un rendez-vous élégant et bien orchestré.

Dans l’effervescence des bulles, l’évènement affiche fièrement ses points forts. Cette année encore il a voulu proposer un casting de prestige par la présence de grandes maisons, un attrait indéniable à l’événement. Le public surtout amateur y trouve une opportunité rare de déguster des cuvées spéciales en un même lieu. De plus, les millésimes à l’affiches offrent une vraie diversité entre les l’atypique et tardif 2013 comme un retour vers le futur ou la matrice généreuse et solaire de 2015 avec son marqueur maintenant connu. Les deux millésimes arrivent sur la fin de leur commercialisation, ils laissent place à l’exotisme et la concentration de 2016 ou quelques rares et récents 2018 d’un style gracile, mûr et séducteur. Un millésime à ne pas laisser de côté, bien que le suivant – 2019 – aurait été parfois plus considéré dans les choix de producteurs. Il est aussi à noter que pas tous les 2015 se parent de la teinte herbale et cela selon le style, les secteurs et la gestion de ce millésime atypique, voir la façon dont la matrice du vin a supporté le développement post-dégorgement.
La Maison de la Mutualité offre un écrin chic, un cadre soigné et une organisation fluide : ceci à la hauteur du positionnement haut de gamme du salon. L’organisation logistique est efficace, avec une gestion professionnelle des flux, des espaces et du matériel. Il y a certes des exposants qui attirent plus que d’autres, tels des victimes de leur succès, mais la disposition aérée aide à sillonner facilement les stands pour revenir après que l’agglomération se réabsorbe.

Des masterclass enrichissantes et des ateliers sont pertinents, bien animés permettent une vraie montée en compétence pour les amateurs éclairés. La diversité des thématiques apporte de la valeur ajoutée et les tarifs restent accessibles pour le grand public.

Le public ciblé reste encore restreint. L’événement reste très orienté vers un public parisien mais pas forcément professionnel. Le public est jeune, essentiel à l’avenir du Champagne. Le désavantage se ressent parfois dans une tendance à rester parfois longtemps sur les stands. Il serait aussi intéressant de proposer une marche à suivre dès l’inscription notamment en ce qui concerne l’usage des parfums par les dégustateurs moins habitués de ce type d’événements.

Si quelques vignerons sont présents le SGV propose même quelques ateliers, ils sont encore largement éclipsés par les grandes maisons. Sans chercher une image élitiste du champagne, cela attire bien sûr par le prestige des marques. Cependant le terroir champenois est aussi riche de petites productions à découvrir et sa force réside dans la collaboration en concurrence. Sans arriver à la parité, les vignerons pourraient se faire plus nombreux lors des prochaines éditions. En même temps les coopératives tirent aussi l’équilibre du côté vigneron.

Avec une scénographie assez classique et une qualité du contenu dans son ensemble, Champagne Tasting 2025 est une belle vitrine de prestige, bien huilée maintenant et fidèle à son image qui se veut haut de gamme. Le salon reste pertinent bien que la représentation des acteurs de la proportion ne soit pas à parité, mais la diversité y est dans l’ensemble. Il reste un format accessible et novateur par son ouverture à la fois aux particuliers amateurs ainsi qu’aux professionnels. Car le Champagne, produit vivant, en pleine transformation et innovation doit parler au sens le plus large.

Des mutations engagées chez les grandes maisons :

1 : Les maisons en pleine transition stylistique

Bollinger

Si le style historique demeure ample, vineux et structuré (particulièrement sur les bases 2015 et 2019), une évolution est en cours avec une tentative d’apporter plus de tension et de réduction — perceptible dans certaines déclinaisons récentes comme le « Special Cuvée » avec des changements à venir sur la base 2021. Nous y attendons un réducteur plus net, entre amande fine et finale tendue. « La Grande Année » 2015 développe déjà une patine oxydative, évoquant presque le sotolon, avec un corps dense, phénolique et texturé. Il flirte avec des notes de crème d’amande, fougère, ce marqueur herbal du millésime jusque dans la structure. Après un « AYC18 » délicieux, le multi-millésimé « VZ19 » affiche prune rouge, cerise, teinte oxydative par ses épices, l’amande et marzipan. Fraicheur aromatique dans le ressenti, structure et chair avec une pointe umami et une finale qui déplace le curseur vers l’oxydatif.

Charles Heidsieck

La maison opère une transition vers un style plus contemporain et lisible, tout en conservant la générosité crémée et l’empreinte du « 4ème cépage » – le temps via les vins de réserve. Les dernières cuvées révèlent un jeu équilibré entre réducteur, toasté et salinité. Le rosé, encore en ajustement, montre fruit tendre mais structure encore brute, quoi que prometteuse. Le Blanc de Blancs (Base 2018 30% VR Dégorgement 2024) est aérien et livre floral mellifère, toast d’amande, fraicheur appétante, mais fondue gardant du croquant malgré une richesse évoquant lait d’amande.

Veuve Clicquot

Parfois critiquée pour son opulence passée, la maison séduit désormais par une mutation claire vers une stylistique de réducteur plus affirmée. Il y a un net raffinement dans la transition entre 2015 (plus massif et herbal) et 2018 (de réduction élégante, aboutie). Le style devient de plus en plus toasté- grillé, précis, avec des progrès notables dans la gestion des phénoliques. « La Grande Dame » 2018, tendue et pâtissière, est bien plus gracile que 2015. La « 1982 » en magnum illustre joliment la patine de l’oxydatif et du temps : torrefiée, saline, longue et expressive, quoi que quelque peu métallque.

2 : Les maisons fidèles à leur style classique

Laurent-Perrier demeure un îlot de stabilité. « La Cuvée » (surtout en magnum) enchante toujours par sa netteté, son dosage sobre, sa mousse fine. Le « Rosé » reste un classique intemporel, net et sans végétal. Rigueur, netteté et constance. Le style demeure clair, dosé avec justesse, sans végétal sur les matrices 2020. « L’Ultra Brut » est particulièrement bien défini, avec un vrai effet magnum sur ce dernier.

Ruinart
Même constance chez Ruinart, qui maintient son style thiolé élegant, zesté et vaporeux. « R de Ruinart » 2021 confirme cette ligne tendue et cristalline. Le « 2016 », solaire mais bien campé sur la craie, exotique et juteux, biscuité, ample montre qu’équilibre et richesse ne sont pas incompatibles. La maison ne cède pas à la tendance d’éviter la malo, cependant en la maitrisant sans lourdeur ni beurré, même dans un millésime plus compact come 2016.
Henriot
Le style autolytique, net et frais résiste remarquablement bien aux défis des millésimes chauds. Pas de déviance végétale ou de malo excessive, il y a un sentiment de fraîcheur remarquable sur le « Brut Souverain » base 2020 et le « millésime 2015 ». Des vins tendus et cohérents, sans végétal ni oxydation excessive, malgré des bases chaudes et solaires qui montrent parfois des déviances végétales. « Brut Souverain & 2015 » : fraîcheur étonnante, style autolytique, net, sans malo perceptible.

3 : Maisons qui assument un style « back to future »

Castelnau

Une coopérative qui assume pleinement une signature plus savoureuse, patinée et grillée. Castelnau s’impose ici comme référence de la mousse fondue, résultat de ses recherches sur l’impact des vieillissements poussés sur le tissage de sa bulle. Son « Œnothèque 1996 » en magnum (dégorgement 2022 en bois en partie) Nez de foin, exotique, confit et malté, amers de Maillard, jolie ligne de droiture avec une salivation filigrane et toucher délicat. Le « Brut » (base 2017) et le « Blanc de Blancs » développent caramel, pécan, notes umami. Une des maisons les plus marquées par une signature Maillard / torréfaction, parfois poussée mais toujours assumée.
Alfred Gratien, fidèle à sa ligne oxydative, offre des cuvées quelques peu austères, malgré ces dernières bases plus solaires, et reste clivant : tanins présents, un lifté assumé. La recherche d’un équilibre stylistique se poursuit. Le « Brut » base 2019 peine à trouver l’équilibre : tension rigide, oxydation sans charme.

Champagne J.M. Labruyère

Style charnu, joliment patiné, structuré, entre pointe réduction et oxydation maîtrisée. Prologue (base 2019, 30% VR avec RP en foudres) – patine oxydative, toast et teinte lactée, texture lise et fruit charnu, solaire grain de tanin et longuer sapide. « Prestige Rosé » (base 2018 avec 6% Bouzy rouge) floral, envolé, touche lactée, gracile et inspirant fraicheur aromatique, avec grain de tanin un peu ferme en finale mais joli toucher. « Edition XIII 2013 0 dosage » très Verzenay dans son style, joli bouquet de réduction et nuances balsamiques, kirsch et épices, savoureux avec une veine de structure entre acidité, densité et pointe umami, épices.

4: Des profils classique mais bien reconstruits

Lanson

Style moins évolutif, mais toujours centré sur le grilllé, toasté – brioché mais avec vibrance et structure élégante des pinots, les nouvelles « Créations » apporte un plus de strates et une pointe de rondeur supplémentaire par le choix des vinifications et les bases plus amples : 2018 ou 2016. « Black Création 258 » offre aussi fraîcheur aromatique mais reste dans un registre amande toastée, lactée. Style plus évolutif, mais toujours centré sur une recherche de fraicheur aromatique, « la Réserve » apporte gras et toucher huilé, grillé – toasté plus marqué sur la base 2016 plus compacte et soutenue par des vins de réserve plus élaborés.

Mumm

Mumm affine son approche. Une évolution vers un style plus net, moins sucrant, avec plus de droiture, des vins qui gagnent en précision. « Grand Cordon 2019 » illustre cette dualité entre ampleur fruitée (caramel, prune) et finale plus sapide, avec du juteux. « RSRV Blanc de Noirs 2018 » se distingue par sa floralité et salinité, avec un bon contrôle des amers structurants sur cette veine de Verzenay qui tend parfois les finales. Très ADN Pinot, entre fruits rouges et toast épice avec une pointe crémé et toucher de mousse délicat.

5 : Styles en création et mutation

Lallier

Dans cette recomposition stylistique, certaines maisons se cherchent encore et Lallier explore un terrain entre plus d’oxydatif et réducteur tendu avec une construction stratifiée. C’est le cas des R – Reflexions – multi- vintages qui apportent à la fois une profondeur crémeuse mais aussi un eligne de crête, surtout avec ce « R021 » qui claque un peu Chablisien mais aussi teinté de pollen et crème douce. « Ouvrage Extra Brut » surprend par sa richesse aromatique (mirabelle, panettone), mais derrière cette gourmandise il propose son axe structurant, sa petite densité toastée et quelque peu umami. En pleine refonte des codes entre patine naissante et réduction toastée « Brut Nature » : dégorgement 2024 se nuance d’un voile « nutty » avec quelques épices et une teinte de début sotolon. Généreux au nez mais tendu en bouche, grainé et grillé, sur la noisette en finale, avec des petits accroches, il joue aussi la partition de dualité.

6 : Style affirmé, précis et tendu

Piper-Heidsieck, a su réinventer sa ligne. La cuvée « Essentiel » séduit par sa réduction fine, sa finale iodée, tandis que le « Blanc de Blancs » en base 2017 s’impose par son minéral silex et les zestés, salivants. Réducteur maîtrisé, accessibilité élégante, et recherche d’un juste milieu entre tension et expression aromatique.

Ayala reste fidèle à un style réducteur tendu par un Chardonnay droit, calcaire et précis. « Brut Majeur » reste parfaitement dans ce cadre, un peu Chablisien sur la base 2021, entre pollens et petits thiols sur fond de craie. « Blanc de Blancs » B/18 brille par sa finesse grainée, sa floralité citronnée et une finale croquante d’amande fraîche.

Joseph Perrier Un style réducteur presque iodé, Chablisien sur le « Blanc de Blancs », fin et tendu, surtout sur les bases 2021. Entre silex, amande fraîche et grâce aromatique pour le « millésime 2018 », les vins restent nets et dotés d’une certaine accessibilité charmante.

7 : Maisons combinant pureté, richesse et structure

Lombard propose une lecture originale du terroir par la texture, que ce soit dans le Meunier floral et poivré des « Ribauds », ou dans l’ampleur exotique du « Bas des Gaumes », Chardonnay de Vertus joliment épaulé et tactile. Travail en Brut Nature, avec un protocole unique sur toutes les parcelles. L’accent est mis sur la texture et la structure, la précision aromatique par son style sans malo et la veine que soutient le travail de foudre sans recherche aromatique ni oxydative. Une recherche de clarté à travers les différents lieux dits pour la maison qui célèbre ses 100 ans cette année.

Gonet-Sulcova surprend par la maîtrise de la tension et de la craie. Un « Blanc de Blancs » (base 2021 et 1/3 de RP) entre Chablisien et craie, floral et citronné, meringué et vaporeux avec tension finale. « Montgueux Blanc de Blancs » base 2019 exotique et rectiligne à la fois entre essences aromatiques et veine de craie, grain calcaire sur la fin. Sapide. « Gaia Grand Cru Blanc de blancs » Extra- Brut, très Mesnil, d’une immense jeunesse pour le 2011, sans aucun marquer du millésime, lavande, amande, poudré, tendu encore.

Domaine Alexandre Bonnet enchante toujours par son esprit net et orienté terroir ou la signature Riceys se révèle jusqu’à dans le « Blanc de Noirs » à la fois zestés, juteux tel l’orange sanguine et soyeux. Il explore une vraie complexité aromatique au-delà du style juste pinotant. Très expressif et texturé, dans une veine réductrice mais avec ampleur et sans dérive herbale en ce 2020. C’est aussi le cas pour « Les Contrées 2020 » (7 cépages) Brut Nature, aérien, floral, calcaire, de croquant grainé, très énergique.

Enfin, Boizel, maison discrète, séduit par son style crémeux et net : « Joyaux Rosé 2012 » révèle une patine balsamique orientale, tandis que « Blanc de Blancs La Côte » conjugue floralité miellée, amande fraîche et tonus bourguignon. « Brut Réserve » joue sur une texture maillée, une pointe de complexité par apport des vins de réserve. Le « Blanc de Blancs La Côte » Premier Cru mêle floralité et croquant d’amande, pointe crémeuse, tonus bourguignon.

Styles en mutation et quête de tension en Champagne

La Champagne vit aujourd’hui une profonde mutation stylistique, marquée par une double exigence : celle de retrouver de la tension dans des millésimes souvent solaires, et de raffiner les expressions aromatiques. Cette recherche de précision s’exprime de manière hétérogène selon les maisons, mais un fil conducteur se dessine : la volonté de rendre le vin plus lisible, plus net, sans renier l’empreinte de chaque identité qu’elle soit de style réducteur ou plus oxydatif. Garder l’éclat, ADN de la Champagne, sans renier la générosité. Par ailleurs, les deux axes qui dominaient jadis : réducteur et oxydatif convergent et tissent un lien entre la solarité, les marqueurs de millésimes particuliers (2015, 2020 ou 2021), l’apport des vins de réserve très variés et les usages de contenants différant en vinification ou la réintroduction des cépages parfois oubliés.

L’autolyse est moins grasse, moins affirmée, le réducteur thiol se raffine et le profil Maillard à l’ancienne tend à se tempérer tout comme les nuances beurrées et trop crémés par la conversion malo-lactique. Cette recomposition stylistique dessine une Champagne en quête de précision. Longtemps aussi polarisée entre vinosité et effervescence crayeuse, la Champagne tend aujourd’hui vers une nouvelle esthétique, par une demande croissante de finesse du consommateur qui pousse les producteurs et maisons à se réinterroger sur leurs protocoles : moins de dosage sans tomber dans l’austérité, plus de tension mais pas dans la pure acidité, un usage du bois plus texturant qu’aromatique ou oxydatif.

La Champagne d’aujourd’hui ne renie rien de son passé, mais elle apprend à le réinterpréter. Le décryptage de cette effervescence stylistique passe par l’écoute du terroir, la compréhension agronomique et la diversité des expressions qui continueront à définir les champagnes de demain.

Partager l'article:

Les + Populaires

Plus d'articles

Les Indécises

Héritage et gourmandise contemporaine Dans le quartier bobo chic du...

L’AGAVE EN MAJESTÉ À PARIS

Les 8 et 9 mars 2026, le Kube Hôtel...

Boulettes d’épaule de veau façon Marengo, aux tomates et aux olives noires

Boulettes d’épaule de veau façon Marengo, aux tomates et...

The Vijitt Resort Phuket

L’élégance tropicale, entre architecture sensible et hédonisme maîtrisé À l’extrémité...