Dom Ruinart

Saga des millésimes de Frédéric Panaïotis Chef de Cave de la maison Ruinart recueillis par Julia, textes et commentaires de dégustations par Julia Scavo DipWSET 2010 – Printemps sous le signe de la fraîcheur, les moyennes de température particulièrement basses se sont prolongées sur la floraison, retardant le cycle de quelques jours. L´été fut équilibré, […]

Dom Ruinart

Saga des millésimes de Frédéric Panaïotis Chef de Cave de la maison Ruinart recueillis par Julia, textes et commentaires de dégustations par Julia Scavo DipWSET

2010 – Printemps sous le signe de la fraîcheur, les moyennes de température particulièrement basses se sont prolongées sur la floraison, retardant le cycle de quelques jours. L´été fut équilibré, ni trop chaud ni trop froid, avec une pluviométrie basse, même déficitaire de 25% par rapport à la moyenne décennale. A mi- août des pluies diluviennes changent le cap du millésime. Heureusement les Chardonnay ont été épargné par les attaques de pourriture. Les grappes saines ont été vendangés par un temps clément en septembre.

Dom Ruinart Blanc de Blancs 2010

La couleur est un écrin pâle, cristallin, teinté d´argenté. Superbe nez au fin voile fumé pierreux, aux notes d’amandes fraîches toastées, de craie humide qui laissent transpercer à l’aération un fond floral délicat, zeste de cédrat, mi- agrume mi- épicé, une note de café vert. Son envolée vivace, texturée par la densité et la suavité du toucher, enrobe sa colonne vertébrale phénolique lui offrant un réel relief tactile. Les bulles se brodent et se confondent dans sa texture. Soyeux et structuré, sapide, presque salin, son intensité plus réservée au nez exalte au palais. La pureté du fruit frais à chair blanche, ainsi que l’agrume se parsèment de tonalités presque épicées. Profond et long, il livre une jolie mâche zestée sur la finale aux amandes amères. Julia 96+, Bruno 96

2009 - Loin des légendes urbaines, 2009 n’est pas un millésime solaire, mais plutôt un millésime très sec (pluviométrie estivale déficitaire de 40% par rapport à la moyenne des années précédentes). Béni certes par le soleil mais dans un climat tempéré, dans ces conditions climatiques superbes, le choix de la maison s'est porté sur ce millésime de fraîcheur mure et concentrée, pondérée par une richesse aromatique et texturale. Sans puissance excessive, la maîtrise millimétrée en vinification et dans son long élevage de 9 ans environ le guide vers une élégance gastronomique.

Dom Ruinart Blanc de Blancs 2009

En robe citron nuancé d´or blanc. Le nez se montre d’entrée flatteur, sous des accents de pêche et poire, percent des lueurs de peau de cédrat, de zeste d ́orange sur un fond de pierre à fusil teinté d’amandes toastées, d’une note de champignon frais de Paris. Sec, avec un dosage minime de 4g/l, son acidité reste très fraîche, tempérée par l’enveloppe de texture crémeuse empreinte de bulles aériennes. Un vin au toucher généreux, au fruit juteux du verger, amandes et longue finale toastée et zestée. Julia 93

2007- Démarrage inhabituellement chaud de ce millésime, avec une floraison précoce, au mois de mai. Pourtant cela ne fut pas homogène, des différences se sont fait sentir entre les différentes parcelles. Puis la pluie et le froid on fait du 2007 un des étés les plus maussades connus durant des décennies. Cela a induit aussi une maturation longue et lente. La menace la plus pressante fu celle de la pourriture, mais les Chardonnay on très bien performé contrairement aux Pinots. Le mois d´aout a sauvé la vendange par un temps clément pour des grappes de Chardonnay saines récoltés en début de septembre.

Dom Ruinart Blanc de Blancs 2007

Robe jaune pâle clair. Pur, prononcé, sur la pêche de vigne, l’agrume, le cédrat, le pomélo, entremêlés d´une autolyse profonde rappelant la panification, les biscuits, la pâte à pain, nuancée de floral d’acacia, dans un style réducteur. Palais net, vif par son acidité élevée mais enrobée de texture soyeuse, aux bulles fines. Son corps est structuré par l’acidité, les nuances aromatiques sont épicés- zestées sur des jolis amers de pomélo : Son intensité éclatante fait résonner la pêche, le pamplemousse, alors que l´autolyse propose un toasté- grillé sur la finale longue. Un excellent vin en terme d’intensité fraîche, qui se pose sur un ensemble de cachemire équilibré, structuré, ciselé et long, tout en étant tenu par une colonne vertébrale. Julia 94

2006 – Entre hiver très froid et été très chaud. Un cycle un peu compliqué, contrasté, avec une vague de chaleur au mois de juillet et un mois d´aout froid pour la période. Les réserves d´eau se sont heureusement reformées à ce moment. La première partie de septembre ensoleillée a accéléré la maturité, puis la pluie et le temps maussade forcèrent à précipiter la récolte. Maturité très hétérogène entre les secteurs vendangés entre le 7 et le 25 septembre, que les meilleures grappes entrent évidemment dans la cuvée finale.

Dom Ruinart Blanc de Blancs 2006

Robe jaune clair. Le nez est délicat avec un joli fond réducteur ou perce la pêche nectarine, les pommes fraîches avec une autolyse toastée, légèrement briochée, biscuitée ou se posent quelques de notes de citron confit, épices orientales sur fond de crème. Sec, d’une acidité présente et balancée, texturée dans le crémeux dès la mise en bouche large, riche, c´est un vin de corps, de densité, tenu sur une structure phénolique. Les flaveurs sont intenses, nectarine, pêche, zeste de citron confit, de mandarine, aux touches briochées, trame toastée sur la finale longue aux épices orientales. Julia 90

1998 - Après l'extravagance du 1996, 1998 voit un retour vers le classicisme avec le Dom Ruinart très équilibré, quoique non cistercien. Un été variable fut suivi par un beau temps ensoleillé à mi- septembre ont assuré des superbes grappes, combinant maturité, fraîcheur et fruité sain.*

Dom Ruinart Blanc de Blancs 1998

Jaune citron tirant vers l´or. Net, au fond tertiaire d’évolution vers la pierre à fusil, il dévoile la pêche confite, la tarte tatin, pomme caramel, amandes, épices orientales sur fond crémé, et le beurré typique du style de l´époque. Un vin sec, avec une acidité toujours soutenue, emprisonnée dans la texture de velours. Champagne de corps, au cœur pulpeux de fruits confits, entre pêche, noisette, note fumée, croute de pain d´épices, teinte herbale fine qui évoque le thé à la bergamote sur la finale. Julia 90+

1993 – une floraison précoce, une croissance rapide et un été chaud promettait une récolte en pleine confiance. Ce n´est que la pluie qui a repoussé l´évènement provoquant une croissance du volume de la vendange. Les Chardonnay ont été récolté à la première semaine de septembre par beau temps, deux semaines avant les Pinots. 

Dom Ruinart Blanc de blancs 1993

Doré, au nez mur sur fond tertiaire, au développement sur la pierre à fusil, touche beurrée, de noisette, une note d’amande, pour laisser ressortir les épices, le biscuit surmonté de pomme confites et caramel. Le palais sec séduit par une touche tendre rattrapée par l’acidité vive, les minuscules bulles fondues se posent dans un toucher léger qui enrobe un corps pondéré. Les flaveurs expriment les épices, le beurre et le citron confit, la finale produit beaucoup de salivation, dans un esprit umami. Julia 91

1990- Cycle végétatif précoce exposé aux gelées de printemps qui a frappé la Champagne a très grande échelle – 12.000 ha. Floraison par temps froid, assez hétérogène, par contre l´été s´est distingué par un ensoleillement exceptionnel, 2100 h, un record depuis 1959. Un superbe équilibre en prévision, des vendanges seines, avec de la concentration.

Dom Ruinart Blanc de blancs 1990

Robe bouton d´or, nez savoureux aux arômes d’herbe séchée, de foin, livèche, une pointe de champignons frais et une note de pate de soja sur un fond discret de fruit confit. Très sec et malgré son dosage a 10 g/l, grâce à son acidité élevée qui structure davantage son corps soutenu par des phénoliques. Sa texture est impactée par le long élevage de 12 ans sur lies, apportant beaucoup d´umami, salinité caractère savoureux, la finale se prolonge sur des notes de champignons et pâte miso. 89

Dom Ruinart rosé 1990

Robe saumon d’intensité modérée, nez réductif, entre prune mirabelle, épices, la réglisse, bouillon cube Maggie, toasté et fruit confit. La mise en bouche tendre est rattrapée par une acidité élevée, intégrée dans la texture soyeuse ou se pose le savoureux réglissée, épicée. La finale est rehaussée par la structure qui tient son corps soutenu mais élégant. Umami riche, teintes savoureuses, un vin qui semble avoir encore du potentiel, grâce à sa profondeur, son réducteur encore présent et sa vivacité remarquable. 15 ans sur lies, un vin dans l´esprit d´équilibre époustouflant du millésime. Julia 90+

Dom Ruinart Blanc de blancs 1988

Doré moyen, nez en développement, ne témoignât pas encore de signe d’oxydation. Pierreux, entre pot-pourri et fougère, ses notes terriennes font parler le champignon frais et la pierre à fusil. Palais sec d’acidité élevée, il se montre léger, aux bulles aériennes dans son corps, sa texture fine tissée de pétillance. La densité désigne une finale savoureuse, aux parfums de fruits confits, note sapide, empreinté d’un fumé presque minéral. Julia 91

Dom Ruinart Rosé 1988

Robe orange, pelure d’oignon, le nez évolué évoque la sauce soja suggérant l´umami, aux arômes de pot-pourri, d’épices orientales, note anisée. Palais encore vif, avec une pointe de vivacité remarquablement intégrée dans sa tenue de bouche, fine texturée, au perlage fondu, entre fraîcheur et concentration. Structuré en finale, nuances évolutives sur le salin savoureux, les épices douces. Julia 88+

Informations

https://www.ruinart.com

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