Le millésime 2022 revu en dégustation
Flamboyant 2022 à Bordeaux par Julia Scavo Au printemps 2023, le directeur développement pour Vins&Gastronomie, Bruno Scavo goûtait le Primeurs 2022 à Bordeaux. Son rapport avait commencé par une citation de Jane Anson que je me permets de reprendre : « il faut remonter à 1893 pour trouver un millésime si précoce ». Ce qui […]
Flamboyant 2022 à Bordeaux par Julia Scavo

Au printemps 2023, le directeur développement pour Vins&Gastronomie, Bruno Scavo goûtait le Primeurs 2022 à Bordeaux. Son rapport avait commencé par une citation de Jane Anson que je me permets de reprendre : « il faut remonter à 1893 pour trouver un millésime si précoce ». Ce qui en disait long sur les perspectives de l´équilibre des vins. Virage aux antipodes par rapport à 2021, 2022 a été loin d´être facile simplement parce qu’il avait tout ce qui manquait á son exigeant prédécesseur : couleur, fruit, concentration, tannins, IPT, alcool et texture luxueuse. Il a aussi été une année de défis entre sècheresse, pics de chaleur extrêmes et même feux de forêts sans parler de quelques passages de grêle. La résilience de la vigne, d´une part et la réactivité de l´humain de l´autre l´ont rendu unique dans son genre. Pour citer Bruno, « n´ayons pas peur de le dire, exceptionnel ! »
Je reprends ici son plan de route avec deux années d´écart pour donner suite à une dégustation exceptionnelle présentée par l´UGCB dans le cadre de Prowein. Je laisserai le lecteur retourner sur le portrait-robot du millésime dans les mots de notre référent Bordeaux. Pour ma part je vous parlerai à quoi il ressemble aujourd´hui en livrable.
Le cycle de la vigne en 2022

En un mot : spectaculaire. A l´image du cycle de la vigne. Cependant contrairement à des années de canicule comme 2003, qui de surcroit passaient tout comme 2022 après une année de challenge dans l´autre sens, 2022 propose un réel paradoxe. Il n´y a pas de blocages de maturité et les IPT furent impressionnants. Les pellicules s´étaient épaissies et avaient parfaitement mûries. Cela se retrouve parfaitement dans les dégustations. Il est à noter que très peu de goûts confiturés se manifestent aujourd´hui. La peau avait protégé le fruit, rendant l´aromatique à mi-chemin entre noir et rouge, d´un « bleuté » éclatant sans tomber dans le cuit : mûres, cerises Burlat, myrtilles concentrées, parfois la prune avec des notes de floralité, de violette et un balsamique finement herbal mais pas végétal.
Cet épaissement de la peau fut à double tranchant, car elle jouait sur le rapport peau/pulpe et les extractions. Il a fallu jongler en macération avec des températures plus basses et des processus extractifs plus courts, plus doux, moins mutilants pour la pellicule. En même temps il fallait trouver le juste milieu, car en raison des petites baies concentrées à peau épaisse, l´infusion où des processus proches auraient pu être aussi difficiles ou générateurs d´amertumes.

Si les jeunes vignes avaient souffert le plus des épisodes de stress hydrique, ce sont parfois elles qui avaient pallié dans les assemblages pour tempérer la concentration extrême. Cependant, ce fut la main de l´homme qui a permis cela. L´usage des couverts végétaux est de plus en plus de mise dans la région. Cela apporta de manière contre intuitive de la fraicheur au pied en dépit de la possible concurrence pour l´eau. Certes ces plantes grignotent sur les réserves d´eau de la vigne, mais en restituent en partie par effet de fraicheur et jouent comme un couvert protecteur contre l´évaporation. Enfin, les pratiques très maitrisées en matière d´effeuillage ont permis une gestion de la canopée pour garder la fraîcheur et protéger contre des échaudages. Pour finir, des appellations comme Pomerol ou Pessac- Léognan ont demandé de manière historique l´irrigation. C´est par ailleurs à Pessac-Léognan où le fruit nous semble s´exprimer plus en largeur et chaleur, parfois « merlotant » en raison des pourcentages plus importants du cépage. A noter que les blancs aussi montrent une générosité et un exotisme qui les sortent souvent du style tendu et réducteur du Sauvignon Blanc. Le Sémillon s´est manifesté plus en texture qu´en fraicheur et structure. Pomerol et la Rive Droite ont réussi le pari et le style n´est pas toujours le plus « merlotant », cuit et massif. Beaucoup de propriétés l´ont canalisé dans le sens de la violette et la vibrance aromatique.
Accompagner l’exceptionnelle matière première du millésime

La réactivité humaine fut de mise à tous les niveaux, y compris dans l´adaptation des élevages. Les proportions de bois neuf ont été diminuées et les contenants alternatifs ont montré leur intérêt dans le jeu des assemblages pour apporter plus de grain, profondeur et moins de sucrosité ou force épicée aux vins.
Le pH des vins s´était envolé (paradoxalement pas autant qu´en 2018 selon certains témoignages). Cela a nécessité à nouveau la vigilance humaine, car à ces niveaux (au-delà de 3,6) le SO2 est rendu de plus en plus inactif et hélas peut mettre les vins à défi face aux contaminations microbiennes. Heureusement l´hygiène et le monitoring par comptages et tests de précisions aident beaucoup de nos jours. Les assemblages permettent de maitriser ce phénomène, les acteurs de la profession ont davantage l´habitude de maitriser le phénomène aujourd´hui. Là où la maitrise semble la plus délicate, est la monté de l´alcool à des titres alcoométriques qui pourraient même susciter l´appréhension des consommateurs. Si en jouant sur les assemblages, les terroirs et les cépages, beaucoup ont réussi à amener les vins sur des maximums de 14%vol, pour d’autres ils le dépassent. C´est là toute la technicité du vinificateur, afin de le rendre digeste, et le pari est encore réussi. En lisant mes commentaires, il est rare de trouver de la chaleur ou trop de générosité. En général c´est la vibrance ainsi que la fraicheur aromatique qui ressortent.
Quid des tarifs ? Avec les critiques ayant marqué les vins sur un palier très haut – de régulièrement des notes de 98-100, le mystère est dévoilé : Le millésime reste spectaculaire a tous les niveaux. Certains ont même parlé du millésime du siècle pour justifier les hausses de prix, Bruno le compare avec le cap du 1982. Pour la plupart des crus avec des scores d´exception la hausse de 20% est souvent acceptée. Cela passa moins bien pour des étiquettes moins prestigieuses ou pour les vins qui scorent plutôt sur le segment 92-95. Le problème du millésime est peut- être qu´il arrive à la sortie du COVID sur un fond de « back to normal » ayant du mal à absorber de telles hausses. Cette trêve Covid fait aussi qu’il y a encore beaucoup de disponibilités en termes de grands millésimes – 2019, 2020 et même 2018. Il est prudent à attendre un peu, pour voir comment la baisse des 2023 fait absorber cet effet de monté spectaculaire.

En somme, voici quelques-uns des multiples vins dégustés afin de donner un portrait-robot en livrable :
Des Pessac- Léognan rouges de peluche et richesse avec un petite expression merlotante et un fumé caractéristique. Les pendants blancs sont, tels évoqués, assez ouverts, charmeurs et exotique ;
Saint-Emilion, impressionnant par le ressenti de vibrance et les meilleurs Pomerol se sont bien défendus face à un potentiel effet de fruit cuit, confituré ;
Les Pauillacs sont éminemment Pauillac, structurés, séveux et concentrent la force de la ligne de fraicheur ;
Les Saint-Estèphe peuvent parfois souffrir d´un effet d´extraction les rendant un peu plus austères aujourd´hui malgré la chair velours ;
Saint-Julien charme par son élégance intemporelle dans ce millésime, la gourmandise et la vibrance vont de pair ;
Enfin, les Margaux sont plus souples, frais, avec des alcools plus sages et se parent plutôt de satin que de velours, mais ne manquent pas de profondeur ni de patte distinctive par un tanin un peu plus structuré.
La dégustation :
Pessac- Léognan
Château Bouscaut
Blanc : Porté par le Sauvignon Blanc, mûr et exotique, sa bouche est à la fois ample et étirée par le grainé de l´élevage dans un esprit sapide, animé du punch acidulé du fruit de la passion. 93
Rouge : Mûr et juteux, entre fruit bleuté et rouge, teinté de toast, son acidité reste souple avec un tannin structuré dans une texture satinée, intense, mais de concentration plus fugace. 92
Château Carbonnieux
Blanc : Ouvert, sortant du cadre réducteur plus habituel, il reste néanmoins dans la ligne du Sauvignon Blanc avec vibrance, nuance d´agrumes, finale tonique. 91+
Rouge : Gourmandise de cerise, mûr et large, aux nuances fumées et d´un style velours « merlotant », son tannin poudré lui donne la trame. Intense, mais pas le plus profond. 92
Domaine du Chevalier
Blanc : Le Sauvignon estompe son intensité sous le voile crémeux, il porte la veine fraîche et s’enveloppe de texture pour finir poudrée, dans un fuselage qui converge vers l’amande, les notes de pain frais apportées par les lies. 94
Rouge : Typé par son voile fumé, entre toast réducteur et sensation de fraîcheur par l’aromatique juteuse. Intense, avec un rien de souplesse dans le toucher, mais grainé par un tanin élevé qui se pare de fraîcheur et de soie. Long. 96
Château Fieuzal
Blanc : réducteur et floral, chèvrefeuille et miel avec un voile crémeux et un toucher qui tire plus vers le Sémillon. Acidité plus souple, texturé avec un pimpant sapide, grainé par les lies. 93+
Rouge : très ouvert, juteux par son fruit expressif, de tannin assez arrondi par le toucher, néanmoins de grain ferme sur la finale. Il reste satiné et donne un plaisir presque immédiat. 93
Château de France
Blanc : ressort timidement de son voile de retenue, pierreux et porté par une tension des agrumes, de pêche juteuse qui se prolonge au palais. Texture soyeuse, vibrance et finale étendue par la granularité de l’élevage, donnant encore plus d’allonge et sapidité. 93+
Rouge : ouvert sur la cerise, le cassis avec de la structure en profondeur, fraîcheur aromatique plus qu’acidité et ouverture sur un fruit juteux, épicé et minéral. 94
Château La Tour Martillac
Blanc : Entre pollen, safran et floral gourmand mellifère, les pétales se mêlent au toast. Fruit du verger frais et nuancé de crémeux, il se retrouve au palais avec la trame d’un bois encore grainée et très sapide. 91
Rouge : Très Cabernet, avec une touche herbale poussant la fraîcheur aromatique vers le juteux, le cassis frais. Crémeux en cœur de bouche, avec un tanin encore appuyé par l´emprise du bois qui offre une note serrée au vin. 92
Château Malartic- Lagravière
Blanc : Typé Sauvignon par son esprit réducteur, plus sur la retenue avec une nuance de toast, de crémeux et une expression texturale des lies. 92
Rouge : Le nez est expressif par le caractère juteux du fruit bleu frais mais le palais reste sur sa retenue aux tanins plus stricts et beaucoup concentration, l´élevage lui superpose épices et toast. 93-94
Château Olivier
Blanc : Charmeur par son fruit à chair claire, exotique, le palais se restreint sur un grain de tannin du bois qui demande à se fondre et qui lui donne du « stretch ». 91
Rouge : Le fruit velouté donne une impression de peluche, mais le palais reste tendu et très sec, austère, bien que le nez inspire richesse. Tanins très structurés avec un grain serré. La finale généreuse apporte épices et charnu, une nuance de générosité en longueur. 94
Château Pape Clément
Blanc : Un style exotique et très Sauvignon, entre passion et groseille à maquereau, kiwi. Le bois suggère amandes, la fraîcheur est élevée, vibrante et la finale gagne en tonus. 94
Rouge : Nez « merlotant », au fruit de peluche, avec l’influence de l´élevage en bois encore luxueux. Ses tanins veinés s’insèrent dans un cœur de bouche pulpeux qui donne de l´architecture mais aussi un aspect qui évoque le chocolat. 95-96
Château Smith Haut Lafitte
Blanc : Sous voile finement fumé, encore sur la retenue juvénile aux nuances de fruit à chair claire, le crémeux de texture s´insère dans un ensemble très complet et complexe. Le style réducteur recentre et apporte unité entre nez et palais, étirant la finale dynamique. 96
Rouge : Il séduit déjà par son esprit ouvert, son fruit empreint de floralité. En bouche le tannin reste structuré et armé de grain fin, enrobé de beaucoup de juteux, de polissage, fraîcheur aromatique, finale sur le floral. 96+
Saint-Emilion
Château Canon La Gaffeliére
Sa floralité herbale inspire beaucoup de fraîcheur sur fond de fruit bleu. Satiné, son tanin donne de la tension en finesse, le bois s’intègre mais donne encore du relief, la chair délicieuse s´étire vers la finale longue, presque florale. 97
Château Dassault
Floral-herbal se mêlant a l´expression du fruit, il livre beaucoup de fraîcheur au palais, tanin de grande finesse, poudré, extraction maîtrisée. 94+
Château La Tour Figeac
Le nez se montre plus sur le Merlot, la prune, le chocolaté. Le palais de velours donne de la profondeur et enrobe la fraicheur, il livre un granuleux épicé, toasté, intégré dans la pulpe qui montre beaucoup de souplesse. 93
Château Valandraud
n nez aérien offrant la violette, le juteux du fruit bleuté et frais, un parfum exotique de bois épicé, balsamique, oriental. Son palais reste crémeux, tenu par la vibrance balsamique, ses tanins se parent de sensations épicées à la manière d´une croute de pain d´épices, la finale reste structurée mais aussi juteuse. 96
Pomerol
Château Petit Village
Un délice juteux aux fruits sincères, toastés. Le palais est ample mais sans tomber dans le pulpeux. Le tanin structuré se double de l´influence du bois, qui lui apporte grain de café, toast. Le fruit noir se prolonge sur la finale, long concentré, avec une salivation à la manière du thé. 95
Château Le Bon Pasteur
Juteux, d´entrée très dynamique. Le tanin est élevé, structuré intégré à une chaire de grande finesse texturale, concentration et longueur. 95
Château Clinet
Le nez rappelle la violette, le fruit noir vibrant et épicé, une nuance de vanille. Il se tient frais par la sensation aromatique, mais très concentré, en finesse aux épices entre vanille, pointe de générosité et concentration finale densifiant la texture délicieuse. 97-98
Saint- Estèphe
Château Phélan-Ségur
Le fruit est ouvert, paré d´un fin toastée, aux nuances d´épices fumées. Le palais exprime suavité de chair, le tanin ferme s´insère dans la texture satinée, le fuit rebondit juteux et concentré sur la finale avec une notion herbale balsamique proche de floralité. 96+
Château Les Ormes de Pez
l séduit par un caractère déjà très ouvert, entre mure et floral juteux, pointe de chocolat et tabac blond. La texture crémeuse, pâtissière accueille fraicheur aromatique et tanin graveleux, épicé, finale chocolatée. 94
Pauillac
Château Pichon Baron
Le nez reste encore sur la retenue, le fruit noir perce un voile épicé, torréfié. L´entrée de bouche étoffée se tend sur une structure d’acier, très Pauillac, de belle texture en taffetas. La fraîcheur est sous-jacente, le tanin granuleux et graveleux tend la richesse, la finale apporte le juteux de cassis et nuances empyreumatiques- épicés. Long, de grande concentration. 97+
Château Haut-Batailley
Entre prune fraîche et cassis, il suggère finesse, intensité bouquetée, une note de graphite. Sa pulpe est lisse et juteuse, empreinte de vibrance aromatique. Finale tendue par un tanin ferme mais digeste, il garde une grande harmonie texturale, beaucoup de précision et tension sans avoir beaucoup de corps, mais une bonne concentration. 94
Château Lynch Bages
Un fruit noir imposant, luxueux et minéral, il reste encore sur la retenue juvénile. Le palais est d´entrée structurée, très Pauillac avec une veine qui l´anime, un tanin important, minéral- graphite. Energie sous-jacente, beaucoup de profondeur pour l´avenir. 96
Saint-Julien
Château Talbot
Très cassis et violette cristallisée, un minéral de pierre fumée. Texture soyeuse, animée de fraicheur, de balsamiques, la fermeté du tanin apporte focus et tension, la finale revient sur la fraîcheur du cassis, avec une pointe boisée épicée, donnant de la mache. 96
Château Léoville-Poyferré
Opulent, au fruit de peluche, il exprime confit de cassis, chocolat, pain d´épice et confiture de violette. Palais gourmand, amples, sa richesse tient sur un tanin policé. La structure est grainée, enrobée de chair flamboyante, finale riche épicée. 94-95.
Château Léoville Barton
Un nez profond par sa pointe de retenue, entre cassis et mine de crayon, note de tabac. Le palais est ferme, mais aussi lisse, de texture fraîche, dynamique, délicate en contraste avec un tanin serré. De mi-corps mais avec un équilibre de finesse sur la finale qui digère l´acidité et le tanin tous les deux tendus mais en parfaite harmonie. 94
Château Langoa- Barton
Cassis, mûre, teinte florale et minéral-graphite, son palais montre à la fois de la pulpe, une colonne vertébrale basée sur des tanins solides, une certaine extraction et une souplesse de l´acidité plus merlotante. Un peu compact. 93-94
Château Lagrange
Violette, voile floral-minéral, des marqueurs de finesse type Saint Julien avec un joli fond de tabac, santal, qui se mêle à la cerise noire. Très élégant, bouqueté, le tanin arrive avec une trame de fraîcheur, notes balsamiques de cèdre, comme un coup de fouet sur la finale. 95
Château Gruaud-Larose
Il garde une fraîcheur acidulée de cassis, fruits bleus, telle la myrtille, une note de floral, mais aussi épices, fond empyreumatique. Le tanin est policé, minéral, presque terrien, il soutient la générosité couplée avec la fraicheur dynamique de Cabernet. 94
Château Branaire- Ducru
Le nez est typé, sur le cacao poudré, le graphite, le cassis et la violette. En bouche, son textural délicieux se raffermit de tannins denses, granuleux, un vin long, concentré mais de finesse, avec un fond floral. 95
Château Beychevelle
Le cassis juteux se mêle de cerise, prune, minéral, aux notes de Earl Gray et peau de bergamote. Les tanins fermes mais raffinés se doublent d´une veine fraîche, la finale est longue, profonde, elle s´enrobe de couches texturales, presque charmeur, envoûtant. 97
Margaux
Château Rauzan-Gassies
Le cassis et le floral donnent un vrai ressenti de fraîcheur aromatique, il se montre pur, juteux, avec des tanins fermes et néanmoins une texture souple, enveloppée et délicieuse, avec beaucoup d’élégance en finale 94
Château Lascombes
Il bascule davantage en Cabernet mais reste d´un style encore un peu riche avec beaucoup de chair, souplesse texturale, acidité fondue et épices boisées sur un fond crémeux qui enrobe des tanins riches. 94
Château Kirwan
Elégant et ouvert, avec des notes de graphite et un fruit éclatant : mûre de ronce, cerise, teinté de cèdre et balsamique. La texture s´empreinte de fraîcheur aromatique, beaucoup de jus enrobant le tanin qui est encore ancré, mais la finale apporte concentration et finesse. 94
Château Desmirail
Ouvert, au fruit rouge confit, prune et framboise, il reste juteux en bouche, d´acidité fraîche avec des tanins serrés. Cœur charnu, mentholé, plein, il finit sapide, grainé, au retour floral et balsamique médicinal. 91-92
Château Giscours
Un bouquet de fruits doux et floral poudré, sa texture est lisse, satinée, ciselé, avec des tanins fermes au grain épicé, il se tend, linéaire, mais harmonieux. Beaucoup de tonus sur la finale. 93
Château Dauzac
Son fruit n´est pas totalement ouvert, teinté de chocolat, aromates, il se montre élégant, avec une matière épicée, un tanin sculptural et minéral en finale. 94


