Chablis 1er Cru : des vins d’exception au cœur de la Bourgogne par Julia Scavo
Singuliers et multiples, les « climats » sont la définition bourguignonne du terroir. Ils puisent leur nom dans l’histoire, la géologie, la géographie, la climatologie, l’élément vivant qu’il soit de la flore, de la faune ou de l’humain. Les climats Bourguignons ont été classés au rang du patrimoine UNESCO en 2015 sans intégrer ceux du Chablisien. C’est […]
Singuliers et multiples, les « climats » sont la définition bourguignonne du terroir.

Ils puisent leur nom dans l’histoire, la géologie, la géographie, la climatologie, l’élément vivant qu’il soit de la flore, de la faune ou de l’humain. Les climats Bourguignons ont été classés au rang du patrimoine UNESCO en 2015 sans intégrer ceux du Chablisien. C’est pourtant dans ce climat marginal, à la limite de la viticulture septentrionale que la définition du terroir se précise à l’extrême avec un seul cépage : le Chardonnay, une seule couleur : le blanc et une multitude de facettes. Le moindre changement d’exposition, de topographie ou toute variation du sol engendrent un vrai effet papillon.

Selon le BIVB*, l’appellation Chablis Premier Cru représente 13% de la production des vins de Chablis avec 772 ha en 2022 et une récolte moyenne annuelle entre 2018 et 2022 de 39538 hectolitres. Si le Chablisien est connu mondialement pour son sol de marnes kimmeridgiennes caractérisées par la présence des fossiles de petites huitres nommées « exogyra virgula », les climats du Chablis Premier Cru poussent le détail à l’extrême. Car si l’assise majeure reste celle du même étage kimmeridgien du jurassique, leur position d’une rive à l’autre du Serin démultiplie les différences subtiles. Cela se combine aussi avec des aspects divers selon une rive ou une autre et au sein des deux territoires, sans compter les effets d’altitude.

