Tanger : une histoire riche et une géographie unique

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Tanger occupe une position charnière entre l’Europe et l’Afrique. D’après la légende son histoire remonte à l’Antiquité Grecque. La ville de Tanger aurait été fondée par le géant Antée, fils de Poséidon et de Gaïa et devrait son nom à Tingis (ou Tinga), femme du fondateur. Antée trouvait sa force au contact de la terre, Hercule l’étouffa en le maintenant en l’air. Le tombeau d’Antée serait une colline proche de Tanger, le Charf. Depuis lors, la ville s’appela Tingis. Plus tard, phéniciens et  carthaginois s’y installèrent en y créant un comptoir commercial et une colonie florissante. C ‘est sous le règne de l’Empereur Justinien, que Tanger échappe aux romains et passe sous le contrôle de l’Empire Byzantin. A la fin du VIIème siècle les arabes s’en emparèrent et de là se lancèrent à l’assaut de l’Espagne.
En 1471, les portugais reviennent victorieusement à Tanger et l’occupent pendant plus d’un siècle. Aujourd’hui redevenue partie intégrante du Royaume du Maroc, elle s’est progressivement inscrite dans la normalité, comme toutes les autres villes du pays. Sa position géographique lui donne cependant une identité spécifique à la liaison des deux continents. Ainsi, malgré les sites, les monuments témoignent de son long passé  historique, Tanger se tourne avec bonheur vers un avenir radieux.
On peut admirer toue la ville à partir de la Place de la Kasbah ou de la terrasse qui s’étend à l’extrémité du Boulevard Pasteur. C’est une ville conviviale, hospitalière et familière. On y ressent une véritable chaleur humaine qui favorise et qui confirme la grande quantité des promeneurs au regard admiratif. D’innombrables petites boutiques proposent au passant des articles et des produits de l’artisanat marocain. Sur les terrasses des cafés, on sirote du thé à la menthe ou le café à la turque. La colline est recouverte de maisons construites dans une architecture typiquement arabe et l’on entend souvent quelques airs mélodieux sortis des fenêtres entrouvertes.
La Médina, est le lieu d’habitation de milliers de personnes qui y logent, y travaillent et y vivent. Le Grand Socco est la principale place marchande de la médina. Tout s’y vend et tout s’y achète. Le commerce est florissant. On vous y propose des articles divers, des épices, de la quincaillerie, de la verrerie, des tissus richement brodés, des volailles, des fleurs et toutes sortes de souvenirs. La foule est dense. Elle est composée de touristes, mais aussi de marocains, de tangérois, de paysans des régions voisines. Le jour su souk, les paysannes sont reconnaissables par leur large tablier strié de rayures rouges et blanches et leur immense chapeau agrémenté de pompons de laine et de guêtres à laçage croisé dont elles se chaussent. Au delà du Grand Socco, la Rue Es Siaghin est le quartier réservé aux bijoutiers. On y trouve des bijoux admirables, pleins de finesse et de délicatesse, dûs à l’adresse des orfèvres. Bagues, bracelets, ceintures en or attirent une clientèle nombreuse et intéressée.
C’est tout près de là que l’on peut découvrir la grande mosquée édifiée au XVIIème siècle par Moulay Ismail sur le terrain autrefois occupé par la cathédrale portugaise. Majestueuse, on y pénètre par une porte d’entrée décorée d’entrelacs sur un fond de mosaïque en bois sculpté et peint avec des inscriptions en caractères coufiques. Au Musée des Antiquités, on peut admirer des outils, des armes, des pièces de monnaie et des tableaux qui retracent le passé préhistorique et romain du Maroc et plus particulièrement de la belle ville de Tanger. Grâce à la température stable qui y règne, des millions de visiteurs trouvent le bonheur sur ses plages à la conjonction de la Méditerranée et de l’Atlantique. Station balnéaire réputée, ville moderne résolument tournée vers l’avenir, Tanger poursuit lentement mais heureusement sa route vers un avenir flamboyant.